Souhaits de bienvenue du Directeur de Lycée Auguste-Viktoria de Trèves, Monsieur Bernhard Hügle
 

Bernhard Hügle - Begrüßung der Augustiner Chorfrauen und Assoziierten der Congrégation Notre Dame am 10. 12. 2010, um 16.30 Uhr, in der Aula des ehemaligen Trierer Kloster der Welschnonnen, heute Auguste-Viktoria-Gymnasium

Très chères Chanoisses de la Congrégation Notre Dame de France,

Sœur Marie Alexia NGUYEN, Superieure générale

Sœur Odile Gyot-Sionnest, Secrétaire générale de Fontenay sous Bois,

Sœur Christelle-Marie Michaux et Sr. Florence Hersant de Nancy,

Sœur Marie-Paule Sieffert de Strasbourg,

Sœur Odile Dapp, Sr. Marie-Odile Dubois de Montreynaud, Sr. Marie-Paule Dubart de Mattaincourt,

Très chères Sœurs d'Allemagne:

Sœur Dorothea Kuld d' Essen

Sœur Gabriela Zmuda de Paderborn

Très cher Abbé François-Marie Boucher, Recteur de la Basilique St. Pierre-Fourier de Mattaincourt,

Très chers Associés de la Congrégation Notre-Dame

Mme Sabine Didelot de Paris,

Madame Françoise Hervé de Nancy

Madame Cécile Jacquerye de Jupille en Belgique

Monsieur Louis Chevalier de Mattaincourt,

Très chers époux :

Adé et Fiorinelli de Nancy,

Très cher Monsieur le Proviseur Mecke de Paderborn

Très cher Monsieur Wyrobisch

Chers collègues, Chers élèves

Chers parents et invités,

Aujourd'hui, c'est pour moi un grand honneur et en même temps une grande joie de vous accueillir à Trèves, ville dans laquelle séjournait, il y à 421 ans, le fondateur des Chanoinesses de Saint Augustin de la Congrégation Notre Dame. En 1589, lorsque notre Porta Nigra était encore la collégiale St. Siméon, a eu lieu dans cette église l'ordination du talentueux chanoine de Saint Augustin Pierre Fourier, âgé de 24 ans et né à Mirecourt en Lorraine.

Huit ans plus tard il a fondé avec la bienheureuse Alix Le Clerc à Mattaincourt la Congrégation Notre Dame, les Chanoinesses de Saint Augustin, qui réalisaient le droit à l'éducation par l'enseignement gratuit des filles et jeunes femmes. Ceci a eu lieu à partir de 1598 en Lorraine, à Luxembourg à partir de 1627 et à Trèves à partir de 1640, lorsque, encore du vivant de Pierre Fourier, la Luxembourgeoise Marguerite de Busbach, veuve de Melchior von Wiltheim, et ses filles, toutes Chanoinesses de Saint Augustin, ont ouvert un établissement de la Congrégation Fourier près du Viehmarkt à Trèves. Un an après la béatification de Pierre Fourier, les sœurs appelés à Trèves "Welschnonnen" intégraient en 1731 les bâtiments du couvent local et s'occupaient du travail d'éducation et d'enseignement pour filles et jeunes femmes jusqu'à leur expulsion en 1875 par le gouvernement prussien pendant le "Kulturkampf". Les "Welschnonnen" ont été actives à Trèves pendant 235 ans. De l'établissement trévirois des "Welschnonnen" est issu le Lycée Auguste-Viktoria. L'ancien couvent est un bâtiment important pour notre enseignement, qui par son histoire, est à conserver. Pour cette raison nous nous réjouissons, que la restauration générale si attendue du bâtiment, est imminente et nous permettra de l'utiliser encore mieux et d'une manière plus importante pour notre enseignement.

Dans le cadre d'un projet scolaire de l'UNESCO " Monument actif - Héritage culturel fait école" des élèves ont sorti de l'ombre la préhistoire du Lycée Auguste-Viktoria. Ainsi, l'héritage de Pierre Fourier est devenu vivant dans ce lycée. Le 9 décembre, anniversaire du jour de sa mort, un drapeau historique de Lorraine flotte sur la façade du couvent et les élèves et beaucoup de Trévirois se remémorent son œuvre. Un groupe d'élèves et de professeurs du Lycée Auguste-Viktoria a créé le rallye : Monument actif à Trèves:" Sur les traces des "Welschnonnen" fondées par Pierre Fourier", dans lequel sont mis en valeur, du point de vue de la protection des monuments, les bâtiments historiques et architecturaux du temps de Pierre Fourier. La devise "Omnibus prodesse-nemini obesse!" en traduction "Etre utile à tous, ne négliger personne" est très présente dans le Lycée Auguste-Viktoria.

Dans le réseau des écoles pilotes de l'UNESCO, le Lycée Auguste-Viktoria défend, par son enseignement et ses projets, l'ouverture sur le monde, la tolérance, les valeurs spirituelles, la solidarité, la dignité humaine, l'égalité des chances et les exigences du monde. Ainsi le Lycée Auguste-Viktoria continue ce que les chanoinesses de la Congrégation Notre-Dame avaient commencé. Je voudrais donner deux exemples:

Dans le cadre de notre jumelage avec l'Inde, des élèves et professeurs de notre lycée vont régulièrement à Mangalapuram en Inde. Après seulement huit ans de coopération, on a réussi à construire quinze nouvelles écoles pour trois mille élèves. Le but c'est de lutter contre le travail des mineurs et de leur permettre d'aller à l'école.

Formation, éducation et égalité des chances étaient les buts de Pierre Fourier et Alix Le Clerc, à l'époque comme maintenant, un défi important et central. Ce qui pendant longtemps n'attirait pas l'attention, est devenu un des thèmes centraux de la politique éducative.

A côté de l'aide aux enfants et jeunes faibles et défavorisés, l'attention pour les surdoués a augmenté. Depuis quelques années le lycée Auguste-Viktoria est une école pour surdoués et une école internationale. Cette offre s'adresse à des élèves surdoués, d'une intelligence exceptionnelle, d'une grande motivation et des capacités de réussite, ainsi qu'à des élèves d'origine internationale. Ces élèves sont comme tous les autres de notre école, éduqués et formés dans l'esprit de l'UNESCO. Ils doivent apprendre à apporter leurs capacités et talents exceptionnels à la communauté. Notre but est d'éduquer et de former tous nos élèves pour en faire des personnalités compétentes interculturelles, ouvertes sur le monde et responsabilisées.

Très chères Sœurs, très chers Associés de la Congrégation Notre-Dame,

Aujourd'hui, jour de la Déclaration des Droits de l'Homme, la relique de Saint Pierre Fourier, que vous, honorée Sœur Supérieure Générale, avez confié à l'église "Welschnonnen", sera dévoilée dans une messe pontificale solennelle. Pierre Fourier revient ainsi à Trèves. Je voudrais faire ressortir que cet évènement pourrait être mission et obligation à la fois, à ne pas oublier l'esprit pionnier pédagogique de Pierre Fourier et culturel des "Welschnonnen" à Trèves, mais à les honorer.

Je vous souhaite encore une fois à tous la bienvenue et je me réjouis maintenant de la conférence de Sœur Dorothea, qui va traiter du thème " Saint Pierre Fourier et Trèves". Je souhaite à tous un agréable séjour dans notre ville de Trèves, qui en France, Allemagne, Belgique et Luxembourg n'est pas une inconnue. Les "Welschnonnen" et associés de la Congrégation Notre-Dame sont toujours les bienvenus dans l'ensemble de l'église et de l'ancien couvent, aujourd'hui Lycée Auguste-Viktoria.

 

 

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